Rome - La cérémonie d'investiture du nouveau gouvernement italien formé par le chef de l’Alliance de droite, Silvio Berlusconi, qui a remporté les élections législatives d'avril dernier, a eu lieu jeudi à Rome.
Lors de cette cérémonie, présidée par le président la République, Giorgio Napolitano, le nouveau président du Conseil italien, accompagné des membres de son cabinet formé de 21 ministres (12 avec portefeuille et 9 sans portefeuille), ont prêté serment, alors que les secrétaires d'Etat seront désignés ultérieurement.
SM le Roi Mohammed VI avait adressé un message de félicitations à M. Berlusconi, suite au succès de son alliance aux élections législatives italiennes anticipées, dans lequel le Souverain a exprimé Sa détermination "de continuer à oeuvrer, de concert, avec le nouveau gouvernement italien dès Votre accession à sa Présidence, et son investiture, à la concrétisation de l'ambition de nos peuples de renforcer les liens d'amitié et de coopération, déjà denses, étroits et empreints d'une réelle cordialité, qui unissent nos deux pays, réalisant ainsi une meilleure harmonisation de nos politiques respectives en matière de développement durable et de dialogue constructif entre les riches cultures qui sont les nôtres, dans le cadre du respect mutuel et à la hauteur de nos civilisations et des nobles valeurs universelles qu'ils partagent".
"A cet égard, Je suis certain que Vous convenez avec Moi que l'ensemble des pouvoirs publics et les divers acteurs de nos deux pays sont appelés à s'atteler à promouvoir davantage le partenariat soutenu que l'Italie et le Maroc ont su développer, ces dernières années, dans les domaines politique, économique et culturel", avait ajouté le Souverain.
SM le Roi avait précisé que "ce partenariat global requiert de tous de redoubler d'efforts, en parfaite concertation, en vue de la réalisation de nos aspirations communes pour plus de paix, de sécurité et de prospérité partagée dans notre région méditerranéenne, et devrait être à la mesure de cette amitié qui lie nos deux peuples et refléter les vues très proches que nous partageons sur la plupart des questions régionales et internationales".
Malgré les difficiles tractations de M. Berlusconi avec ses alliés pour le choix de la liste des noms devant composer son gouvernement, il a réussi, selon les observateurs, en un temps record à former son cabinet, contrairement au temps que prenait de telles tractations auparavant en Italie.
Parmi les principaux noms que comporte le nouveau gouvernement italien, figure Franco Frattini, ancien Commissaire européen à la Justice et aux Affaires intérieures qui devient ministre des affaires étrangères et Giulio Tremonti, qui hérite du ministère des Finances, poste qu'il a occupé sous le second mandat de Berlusconi.
Le nouveau cabinet comprend également Gianni Letta, conseiller permanent qui occupera le poste de Sous-secrétaire à la présidence du conseil à l'instar des deux précédents mandats de M. Berlusconi.
Le portefeuille de l'Intérieur a été confié à Roberto Maroni, l'un des leaders du parti de la Ligue du Nord de l'extrême droite, alors que celui des Réformes a été confié à Umberto Bossi.
La ligue du Nord qui a obtenu le plus faible nombre de voix lors de ces élections législatives s'est vu également confiée deux autres ministères, celui de l'Agriculture et un autre nouvellement créé à savoir le ministère de la simplification législative.
Le nouveau gouvernement Berlusconi comporte quatre femmes en l'occurrence Mara Carfagna (ministère de l'Egalité des chances), Mariastella Gelmini (Education, Universités et recherche), Giorgia Meloni (Politiques pour la jeunesse) et Stefania Prestigiacomo (Environnement).
Le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi, le 62ème depuis la fin de la seconde guerre mondiale, se présentera mardi devant la Chambre des députés pour le vote de confiance qui devrait intervenir mercredi dans la journée, puis au Sénat.
Pour son troisième mandat, Silvio Berlusconi a prévenu qu'il souhaitait aller vite pour s'attaquer aux difficultés dans lesquelles le pays se débat.
Les dossiers économiques, avec notamment un ralentissement de la croissance et l'affaire Alitalia, seront ses priorités en début de mandat même si M. Berlusconi a annoncé qu'il s'attaquerait en premier lieu au problème des ordures à Naples.