Sahara: L'Espagne souhaite un accord entre les parties
( Alger- Algérie) 27/11/03 Politique
L'Espagne souhaite, par la voix de son chef de gouvernement, M. José Maria Aznar, qu'il y ait un accord entre les parties concernées par la question du Sahara. "Nous souhaitons toujours qu'il y ait une entente, un accord entre les parties. C'est là notre souhait depuis toujours, la position traditionnelle espagnole qui reste telle quelle en ce moment", a déclaré à la télévision algérienne M. Aznar qui a entamé mercredi en fin d'après-midi une visite de travail de deux jours en Algérie. Le président du gouvernement espagnol a affirmé par ailleurs que son pays respecte les initiatives et les efforts du secrétaire général des Nations unies concernant cette question.
"Je respecte l'initiative du secrétaire général et je souhaite que les parties puissent conclure des accords qui recevront notre support", a-t-il dit, ajoutant que "c'est tout notre souhait pour la stabilité et le développement pacifique de la région".
© MAP 2003
M. Benaissa souhaite la traduction des tortionnaires des camps de Tindouf devant la justice internationale
( Rabat- Maroc) 19/11/03 Politique
M. Mohamed Benaissa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a émis mercredi le souhait de voir les responsables des crimes et tortures perpétrés à l'encontre des séquestrés marocains à Tindouf, sur le sol algérien, soient traduits devant la justice internationale. "Nous souhaitons la poursuite des auteurs de ces actes au plan international, à l'instar de ce qui se fait avec ceux qui ont violé les droits humains et exercé la torture", a poursuivi M. Benaissa devant la Chambre des Représentants. M. Benaissa affirme que les efforts déployés en vue de libérer les Marocains détenus sur le sol algérien n'ont jamais cessé dans les différents forums et à travers les contacts diplomatiques et politiques avec les instances internationales, en application des hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI. Ces contacts ont lieu avec les Nations unies, le Conseil de sécurité, la Croix-Rouge Internationale et les organisations oeuvrant dans l'humanitaire et la défense des droits des séquestrés à travers le monde, a précisé M. Benaissa, soulignant que ces actions ont abouti à la libération de plusieurs séquestrés marocains, alors que 617 sont encore en détention. Après avoir indiqué que le Maroc oeuvre sans relâche pour le retour au pays de tous les prisonniers et séquestrés, M. Benaissa a affirmé que la responsabilité incombe, en premier et dernier lieu, à l'Algérie puisque ces citoyens marocains sont détenus sur son territoire..
© MAP 2003
M. Sahel reçoit le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara
( Rabat- Maroc) 14/11/03 Politique
M. El Mostapha Sahel, ministre de l'intérieur, a reçu, vendredi à Rabat, M. Alvaro De Soto, nouveau représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara marocain.
Au cours de cette rencontre, qui constitue la première étape d'une tournée que M. De Soto effectuera dans les pays de la région, M. Sahel, tout en rappelant la qualité de la coopération qui a toujours présidé aux relations entre le Royaume du Maroc et les Nations Unies, a réitéré la disponibilité du Maroc à continuer à oeuvrer à la recherche d'une solution politique à la question du Sahara.
Cette solution devra s'inscrire dans le cadre du respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume, a souligné M. Sahel.
Cette rencontre s'est déroulée en présence de MM. Mohamed Yassine Mansouri et Hamid Chabar, respectivement wali, directeur général des affaires intérieures au ministère de l'intérieur et gouverneur, chargé de la coordination avec la MINURSO.
© MAP 2003
D'anciens prisonniers marocains évoquent le calvaire enduré dans les geôles du "Polisario" à Tindouf
( Rabat- Maroc) 13/11/03 Politique
Des prisonniers marocains récemment libérés par les mercenaires du "Polisario" ont dénoncé le traitement barbare et les terribles tortures qu'ils ont endurés, tout au long des vingt quatre années de leur détention, dans les geôles des séparatistes à Tindouf, en Algérie.
Dans des déclarations diffusées, mercredi, par la première chaîne de télévision nationale (TVM), ces anciens prisonniers, dont certains ont été soumis à des examens et traitements médicaux à cause de la détérioration de leur état de santé, ont révélé la barbarie et les traitements humiliants dont ils ont fait l'objet tout au long de leur période de détention dans les camps de la honte.
Certains parmi eux ont décrit les conditions pénibles de leur détention pendant de longues années dans des cellules obscures et exigues qu'ils ne quittaient que pour accomplir des travaux dégradants et insupportables, imposés par "le Polisario".
© MAP 2003
Une association sahraouie appelle la communauté internationale à agir pour la libération des Marocains détenus en Algérie
( Dakhla- Maroc) 11/11/03 Politique
L'association "Arrai pour la défense de la marocanité du Sahara et des séquestrés de Tindouf", basée à Dakhla, a lancé un pressant appel à la communauté internationale et aux forces vives éprises de paix et des principes de droits de l'Homme afin de faire pression sur le "polisario" pour qu'il libère les prisonniers de guerre et civils marocains détenus sur le territoire algérien.
Dans un communiqué signé par son président, M. Semlali Al Abadla, dont copie est parvenue à la MAP, l'association appelle également "toutes les forces vives de la nation et le peuple marocain à la vigilance et à la mobilisation constante derrière SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, jusqu'à la libération de tous les prisonniers marocains qui sont toujours détenus sur le sol algérien".
L'Association a également souligné que la libération récemment de 300 prisonniers marocains détenus sur le territoire algérien est le résultat des efforts inlassables déployés par le peuple marocain à travers sa diplomatie tant officielle que populaire. Ces efforts, ajoute-t-on de même source, ont trouvé écho chez toutes les forces militant pour le respect des droits de l'Homme dans le monde.
© MAP 2003
Libération de 300 Marocains détenus en Algérie
( Agadir- Maroc) 08/11/03 Politique
Trois cents Marocains détenus en Algérie, libérés suite à une intervention de la Libye auprès d'Alger, sont arrivés samedi après-midi à Agadir.
SM le Roi Mohammed VI avait reçu jeudi soir un appel téléphonique du Guide de la révolution libyenne, le Colonel Mouammar Kadhafi, au cours duquel il a informé le Souverain de la libération de ces détenus marocains, après l'intervention de l'Etat libyen auprès de l'Algérie.
La communauté internationale continue à demander avec insistance la libération inconditionnelle de tous les Marocains détenus en Algérie, en violation de tous les traités et conventions internationaux.
© MAP 2003
SM le Roi réitère la disposition du Maroc à "contribuer pleinement....
( Meknès- Maroc) 06/11/03 Politique
SM le Roi Mohammed VI a réitéré, jeudi, la disposition du Maroc à "contribuer pleinement à toute solution politique consensuelle, réaliste et définitive" de la question du Sahara qui tienne compte de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale.
"Le Maroc, fort de son unanimité nationale et de son bon droit, restera disposé à contribuer pleinement à toute solution politique consensuelle, réaliste et définitive, pour autant qu'elle prenne en compte son droit légitime de préserver la souveraineté du Royaume, son unité nationale et son intégrité territoriale, dans le respect et en application des principes démocratiques", a réaffirmé le Souverain dans un discours adressé à la nation à l'occasion du 28-ème anniversaire de la Marche Verte.
SM le Roi a souligné que "toute démarche contraire à cet impératif ne fait que renforcer l'unanimité nationale, mais elle risque par ailleurs, de plonger toute la région dans l'instabilité, au lieu de promouvoir la coopération pour éradiquer le terrorisme et l'extrémisme, qui menacent l'espace méditerranéen tout entier".
Le Souverain a souligné à nouveau que le Maroc qui est resté toujours attaché au principe de règlement pacifique des différends a "invariablement fait preuve d'une collaboration constante avec les Nations Unies, souscrivant pleinement aux résolutions du Conseil de Sécurité, en particulier celles adoptées depuis l'année 2001, qui insistent toutes sur la recherche d'une solution politique, dite de troisième voie, après que la communauté internationale ait relevé l'inapplicabilité du Plan de règlement de 1991".
SM le Roi a réitéré la détermination du Maroc à "persévérer dans la voie pacifique, notamment dans le cadre du processus onusien en cours, processus pour le succès duquel nous ne ménagerons aucun effort et auquel nous contribuerons avec sincérité et esprit de pleine coopération".
Le Souverain a néanmoins précisé que "cette volonté de paix et Notre recherche d'une solution négociée ne doivent, en aucune manière, être perçues comme une quelconque faiblesse de notre part car, plus que jamais, Nous demeurons déterminé à défendre légitimement notre souveraineté nationale, notre intégrité territoriale, la dignité des citoyens marocains et notre identité, qui est caractérisée par son unicité et par la richesse qu'elle doit à ses affluents pluriels, et dont Nous sommes le Garant, en Notre qualité d'Amir Al Mouminine, et de Représentant Suprême de la Nation".
SM le Roi s'est dit "fier du refus unanime" que le peuple marocain a opposé à "l'interprétation inappropriée" de la résolution 1495 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations-unies le 31 juillet dernier, soulignant que ce refus "prouve une nouvelle fois au monde, si besoin est, que la Nation marocaine, d'Oujda à Smara, et de Tanger à Lagouira, est unie et qu'elle n'admet aucune atteinte à sa souveraineté nationale ou à son intégrité territoriale".
Le Souverain a également fait part de Sa "grande fierté" de la "forte participation" des populations des provinces Sahariennes aux différentes opérations électorales, "avec des taux de participation dépassant ceux enregistrés dans les autres régions, confirmant ainsi leur indéfectible attachement à leur marocanité". "Chaque bulletin de vote ainsi déposé dans les urnes, en toute liberté et en toute spontanéité, a valeur de vote confirmatif de leur marocanité et de renouvellement de la Beia perpétuelle qui les lie au Glorieux Trône Alaouite, dans un climat de sécurité, de sérénité, de stabilité et d'exercice effectif de la démocratie", a affirmé SM le Roi.
Le Souverain a exprimé à ce sujet Son souci de "faire de la régionalisation, de la décentralisation, de la déconcentration et de la démocratie participative et de proximité, un projet stratégique qui s'affirme et se concrétise de jour en jour sur le terrain, notamment dans nos Provinces du sud".
SM le Roi a souligné dans ce même ordre d'idées que "le conflit artificiel autour de la marocanité de notre Sahara ne concerne nullement une question de décolonisation, dans la mesure où cette décolonisation a déjà eu lieu, par le biais de négociations, de consensus et d'accords entre les parties concernées, notamment le Maroc et l'Espagne".
"Il s'agit, en fait, a précisé le Souverain, d'un différend créé de toutes pièces et qui va à contre-courant de l'unité maghrébine, dans un monde où seuls les blocs et les regroupements régionaux, fondés sur les principes de démocratie et d'intégration économique, ont voix au chapitre".
Après avoir réitéré l'attachement du Maroc à l'édification de l'Union du Maghreb Arabe en tant que "choix stratégique incontournable", SM le Roi a affirmé que "cette foi n'a d'égal que notre attachement inébranlable aux liens de fraternité, au nom desquels Nous appelons l'Algérie soeur à oeuvrer, de concert avec Nous, pour résoudre les problèmes qui entravent encore la concrétisation des ambitions de nos peuples pour la mise en place d'une Union maghrébine forte, fondée sur la compréhension mutuelle, la stabilité, la concorde, l'unité, le progrès et la paix".
Le Souverain qui a salué "les positions constructives d'un certain nombre d'acteurs influents de la communauté internationale, qui comprennent la justesse de la cause marocaine et sont soucieux de la stabilité du Maghreb arabe et de la région méditerranéenne", a souligné que le Maroc demeure ouvert à "toute démarche de bons offices à cet égard".
© MAP 2003
Tout le monde connaît que la question du Sahara est une affaire entre le Maroc et l'Algérie
( Rabat- Maroc) 30/10/03 Politique
Le représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, M. Mohamed Bennouna, a souligné que tout le monde connaît que la question du Sahara est une affaire entre le Maroc et l'Algérie. "Tout le monde connaît, maintenant, les mains qui manipulent la marionnette. Tout le monde connaît l'identité du manipulateur. Donc, soyons adultes, négocions une solution mutuellement acceptable comme nous y invite la communauté internationale", a déclaré jeudi M. Bennouna, dans un entretien à la station radio "Médi I". Dans ce sens, il a fait observer que "l'Algérie vient de mobiliser tout son appareil diplomatique pour tenter de convaincre les Etats de se porter sur son projet de résolution sur le Sahara appuyant le plan Baker", soulignant que les Etats ont refusé de s'impliquer dans ce qu'ils ont considéré comme un différend bilatéral algéro-marocain. D'où, a-t-il dit, le retrait du projet de résolution algérienne, alors que "moi-même avec mon collègue algérien, nous avons négocié le projet adopté par l'assemblée générale par consensus à la virgule près".
M. Bennouna a ainsi réitéré l'appel du Royaume à l'Algérie à négocier "une solution mutuellement acceptable" de la question du Sahara.
En réaction à la déclaration du représentant de l'Algérie auprès des Nations Unies selon laquelle la question du Sahara "est une affaire entre le Maroc et le soi-disant Polisario", le diplomate marocain a précisé: "Soyons adultes, négocions une solution mutuellement acceptable comme nous y invite la communauté internationale. Voilà exactement où on en est et personne ne peut comprendre d'ailleurs ce refus de l'Algérie 30 ans après". "La balle n'est pas dans le camp du Maroc, comme l'a déclaré le représentant algérien fidèle à la fameuse attitude consistant à se laver les mains de ce qu'on contribue à entretenir", a-t-il poursuivi, assurant qu'on ne peut régler ce différend régional d'ordre géopolitique qu'en "s'asseyant autour d'une table et en engageant de bonne foi une négociation entre le Maroc et l'Algérie pour parvenir à une solution réaliste et durable". Il a qualifié "d'insulte à l'intelligence des Etats membres des Nations Unies" l'obstination du représentant de l'Algérie à "continuer à déclarer +nous n'y sommes pour rien, c'est une affaire entre le Maroc et les Nations Unies, c'est une affaire entre le Maroc et le soi-disant Polisario+".
Et de préciser: "Il ne s'agit pas d'un jeu de ping-pong. Il s'agit pour l'Algérie et le Maroc d'assumer ensemble une responsabilité commune dans la préparation d'un avenir meilleur pour les peuples du Maghreb". Le diplomate marocain a indiqué que le Royaume "a exprimé sa disposition à faire sa part du chemin et il la fera. Nous attendons de l'Algérie qu'elle fasse la sienne et là, elle ne peut se décharger sur personne de ses responsabilités, ni sur les Nations Unies ni sur l'envoyé personnel du secrétaire général M. Baker dont la fonction est de faciliter la négociation des parties et non de négocier à leur place". Notant que "l'Algérie est victime d'un discours qui a été élaboré dans les années 70 et qui ne trompe plus personne", M. Bennouna a rappelé qu'elle "a dépensé des sommes considérables pour soutenir à bout de bras une entité fantôme mettant même en crise l'Organisation régionale africaine elle même et pour s'opposer donc à l'intégrité territoriale du Maroc".
Il a par ailleurs indiqué que William Burns, secrétaire d'Etat Adjoint américain aux Affaires de l'Afrique du Nord et du Proche-Orient, a "exprimé clairement les conclusions auxquelles est parvenue l'immense majorité des Etats et tous ceux qui ont eu à se pencher sur cette question". Lors d'une conférence de presse, tenue mardi à Rabat, M. Burns a affirmé que les Etats-Unis encouragent le Maroc et l'Algérie à engager des pourparlers directs pour un règlement politique de la question du Sahara.
© MAP 2003
Le Maroc se félicite de l'adoption par le conseil de sécurité de la résolution prorogeant le mandat de la Minusro
( Rabat- Maroc 29/10/03 Politique
Le Maroc s'est félicité de l'adoption, mardi à l'unanimité, par le Conseil de Sécurité de la résolution 1513 par laquelle il a prorogé jusqu'au 31 janvier 2004 le mandat de la MINURSO, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Voici le texte de ce communiqué:
"Le Royaume du Maroc se félicite de l'adoption par le Conseil de Sécurité, ce jour à l'unanimité, de la résolution 1513 par laquelle il a prorogé jusqu'au 31 janvier 2004 le mandat de la MINURSO.
En se limitant à une simple prorogation technique, le Conseil a réaffirmé la validité de sa précédente résolution du 30 juillet 2003 et, partant, confirmé son attachement et celui de la Communauté Internationale, à une solution politique nécessairement négociée et bénéficiant de l'aval de toutes les parties. Le Maroc espère que ce délai sera mis à profit pour la relance du processus de recherche d'une solution politique réaliste et définitive, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume. A cette fin, le Maroc exprime sa disponibilité et sa détermination à contribuer positivement à l'émergence d'une telle solution politique".
© MAP 2003
Washington Appuie Une Solution Politique De La Question Du Sahara
( Alger- Algérie) 26/10/03 Politique
Le Secrétaire d'Etat adjoint américain pour les Affaires du Proche orient, M. William Burns, a déclaré, samedi à Alger, que son pays appuie une solution politique de la question du Sahara et qu'il n'essaie pas d'imposer une quelconque solution à ce sujet.
"J'insiste et je souligne simplement que l'objectif premier de la politique américaine est d'appuyer une solution politique de ce problème", a indiqué M. Burns lors d'une conférence de presse, à l'issue d'une brève visite en Algérie.
Il a ajouté, en réponse à une question sur les développements de la question du Sahara, qu'il s'agit "deuxièmement d'appuyer les efforts du secrétaire général des Nations Unies et de son représentant personnel, M.James Baker". "Il s'agit en 3ème lieu d'encourager la poursuite du dialogue continu entre le Maroc et l'Algérie tant sur cette question que sur un grand nombre d'autres questions", a-t-il poursuivi, réaffirmant que "les USA n'essaient pas d'imposer une solution, ni au Maroc, ni à l'Algérie". Le Secrétaire d'Etat adjoint américain a souligné, d'autre part, qu'il serait "dans l'intérêt des Algériens, des Marocains et de tous" de parvenir "le plut tôt possible" à une "solution politique" à ce problème. "J'espère qu'en mettant en place une telle solution, nous aiderons à ouvrir la voie et à renforcer la coopération qui existe déjà entre tous ces pays, pour le grand bien de tous", a-t-il dit, ajoutant que c'est "pour cette raison que nous allons poursuivre nos efforts et allons tout faire pour encourager une solution pacifique et politique de ce problème".
M. William Burns a été reçu samedi par le président algérien Abdelaziz Bouteflika, par le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia et par le ministre des Affaires étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem. Les entretiens entre M. Burns et les responsables algériens ont porté sur "la coopération bilatérale et les questions internationales d'intérêt commun", selon une source officielle algérienne.
© MAP 2003
Réaction du Maroc au rapport du secrétaire général de l'ONU sur la question du Sahara marocain
( New York- O.N.U) 22/10/03 Politique
A la suite de la publication du dernier rapport du Secrétaire général de l'ONU sur la question du Sahara marocain, le Représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, M.Mohamed Bennouna, a adressé mardi une lettre au président du Conseil de sécurité, l'Ambassadeur des Etats-Unis, John D. Negroponte, en prévision de la discussion de cette question prévue lundi prochain. Dans cette lettre, l'Ambassadeur Bennouna attire l'attention du Conseil sur l'interprétation "erronée" qui figure dans ledit rapport, de la résolution 1495 sur la question du Sahara, résolution qui ouvre clairement la voie à la recherche d'une solution politique du différend.
Il précise, par ailleurs, le rôle de "médiateur et de facilitateur" qui doit être celui de l'Envoyé personnel du secrétaire général dans l'intérêt de la paix et de la stabilité de la région du Maghreb.
Le Maroc appelle le Conseil de sécurité à assumer pleinement ses responsabilités en mettant un terme à la dangereuse dérive qui menace le processus du règlement en aidant les parties à parvenir à une solution mutuellement acceptable, loin de toute idée d'imposition que le rapport susmentionné cherche à nouveau à introduire. Voici par ailleurs le texte intégral de cette lettre:
"Monsieur le Président,
A la suite de la publication du rapport du Secrétaire général daté du 16 octobre, concernant le Sahara (S/2003/1016), j'ai l'honneur, au Nom de mon Gouvernement, de vous faire part des observations suivantes:
1. Le Secrétariat a dévié de sa neutralité et de son objectivité en donnant délibérément une interprétation erronée de la résolution 1495 adoptée par le Conseil de sécurité le 30 juillet 2003.
En effet, cette interprétation ne prend en compte ni le contenu de ce texte, ni les travaux préparatoires qui ont conduit à son adoption, ni, enfin et surtout, les déclarations faites par les membres du Conseil de Sécurité, à la suite du vote à l'unanimité de cette résolution (document, S/PV.4801 du 31 juillet 2003).
2- II est de fait qu'aux termes du paragraphe premier de ladite résolution, l'appui du Conseil à la dernière proposition de M. Baker est conditionné par "l'accord des parties". C'est justement à cette fin que le Conseil les a invitées à travailler entre elles et avec les Nations Unies.
II est, par conséquent, erroné de déduire de la résolution 1495 qu'il est attendu du Maroc une signature pure et simple du texte de l'Envoyé personnel et la "prise de mesures concrètes", dès janvier 2004, pour "l'application du plan de paix", alors que les négociations prévues par le Conseil de Sécurité ne sont pas encore intervenues.
3- C'est d'ailleurs dans cette perspective que le Maroc a pris l'initiative de dépêcher, en septembre dernier, auprès de M. Baker une délégation chargée d'examiner avec lui la suite à donner à la résolution 1495 et les perspectives de négociations en vue de parvenir à la solution mutuellement acceptable souhaitée.
4- Le Maroc conteste la présentation sélective et l'interprétation partiale donnée par le Secrétariat de ses objections au Plan proposé par l'Envoyé personnel, telles qu'elles figurent dans sa réponse contenue dans le rapport S/2003/565 du 23 mai 2003.
La réaction du Maroc ne se limite pas à une seule objection qui, au demeurant, n'a pas été levée par l'amendement introduit par l'Envoyé personnel.
Elle concerne toute l'architecture du cadre proposé, qui procède davantage du plan de règlement, dont l'inapplicabilité a été dûment constatée, que de l'esprit d'une "troisième voie", en tant que solution politique définitive et respectueuse de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Royaume. L'ensemble des objections ont, d'ailleurs, été dûment consignées et confirmées depuis la présentation, le 10 mars 2003, des observations du Maroc sur le projet de "plan de paix".
5- Le Maroc, qui s'est toujours conformé à la légalité internationale, insiste pour le respect de la résolution 1495, qui appelle à l'organisation de discussions entre les parties et avec l'Envoyé personnel, et demande au Secrétaire général de rendre compte au Conseil de Sécurité du résultat de ces consultations.
6- Le Maroc estime que l'Envoyé personnel du Secrétaire général peut jouer un rôle précieux en tant que médiateur, ce qui ne doit, en aucun cas, le conduire à devenir partie prenante aux négociations qu'il a pour mission de faciliter, dans l'intérêt de la paix et de la stabilité de la région du Maghreb.
7- Le processus de règlement de la question du Sahara se trouvant aujourd'hui à une étape cruciale, le Maroc appelle le Conseil de sécurité à assumer pleinement ses responsabilités, en mettant un terme à la dangereuse dérive qui menace ce processus.
II sera nécessaire de respecter pleinement les termes de la résolution 1495 agréée par tous les membres du Conseil qui ont clairement rejeté l'option d'imposer le Plan, telle qu'elle a été préconisée par le rapport du Secrétaire général du 16 octobre 2003.
En effet, le Conseil de Sécurité est appelé à assister les parties en vue de parvenir à une solution mutuellement acceptable, loin de toute idée d'imposition que le rapport susmentionné du Secrétaire général cherche de nouveau à introduire.
8- Pour ce qui le concerne, le Maroc demeure résolu et engagé en faveur d'une solution politique bénéfique pour tous les Etats du Maghreb et exprime sa disponibilité à oeuvrer dans ce sens avec les Nations Unies. Je vous saurai gré des dispositions que vous voudrez bien prendre pour faire distribuer le texte de la présente lettre aux membres du Conseil de sécurité et pour le faire publier en tant que document du Conseil de sécurité.
© MAP 2003
ONU-Sahara: Kofi Annan recommande une prorogation de trois mois du mandat de la MINURSO
( New York- O.N.U) 20/10/03 Politique
Le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan a recommandé la prorogation, jusqu'au 31 janvier 2004, soit une période de trois mois, du mandat de la Mission des Nations Unies pour le Sahara (MINURSO). Cette recommandation est contenue dans un rapport du secrétaire général au Conseil de Sécurité publié lundi au siège des Nations Unies.
Le Conseil de Sécurité de l'ONU avait adopté à l'unanimité fin juillet 2003 une résolution (1495) prorogeant le mandat de la MINURSO jusqu'au 31 octobre courant.
Par cette résolution, le conseil avait apporté son appui aux efforts déployés par le secrétaire général et son envoyé personnel en vue de parvenir à une solution reposant sur l'accord des parties.
© MAP 2003
Maroc-ONU-UE-Sahara: Appel à la libération immédiate de tous les prisonniers marocains dans les camps de Tindouf
( Paris- France) 18/10/03 Politique
Les participants à la rencontre-débat sur "la situation humanitaire dans les camps de Tindouf" ont appelé samedi le secrétaire général des Nations Unies et le président de l'Union européenne à intervenir pour "la libération immédiate de tous les prisonniers marocains des camps de Tindouf et à peser de tout leur poids pour mettre fin aux souffrances des populations contraintes à rester en exil". "Une telle intervention est de nature à instaurer une paix durable dans la région et à contribuer à amorcer la construction de l'espace économique auquel aspirent toutes les populations de la région", ont souligné les participants, à l'issue de cette journée organisée dans la ville de Stains (région parisienne), par le comité social de l'association "Synergie Ile-de France" que préside M. Lahcen Mahraoui, en partenariat avec des Associations sahraouies de France.
Les participants, dont des chefs de tribus sahraouies, des membres du Conseil consultatif des Affaires sahariennes, des ex-membres du Front "polisario", des ex-prisonniers, ainsi que des membres des familles dont les parents sont séquestrés à Tindouf, ont souligné, dans leur message, que le monde "ne peut rester indifférent aux mutations, tortures morales et physiques imposées aux prisonniers, qui sont soumis à de lourds travaux alors que, mal nourris et évoluant dans un climat très rude, leur santé est plus que précaire". Les participants ont par ailleurs apporté lors de cette rencontre-débat, des témoignages accablant sur les conditions de détention des prisonniers marocains dans les bagnes de Tindouf et les graves sévices perpétrés à leur encontre et ce, en violation des conventions internationales relatives au traitement des prisonniers. Ils ont décrit les longues heures de travail forcé qu'ils devaient effectuer, du lever au coucher du soleil, sous la pression et la terreur exercées sur eux par le front "polisario". "Nous avons été contraints à effectuer toutes sortes de travaux et à construire toutes les infrastructures allant de l'entretien des routes au jardinage, en passant par la travaux de bâtiment, la construction des écoles et autres", s'indigne M. Ahmed Kheir, ancien prisonnier qui a passé 14 ans dans les geôles de Tindouf. Evoquant l'encadrement des populations contraintes à l'exil dans les camps de Tindouf, les témoignages ont fait état de la prédominance, au sein du front "polisario", d'une configuration militaro-sécuritaire aussi efficace dans la répression que dans la corruption. "Il est très difficile de trouver une issue qui mène vers la mère-patrie, à cause de l'encerclement et des restrictions infernales, dont sont victimes les Marocains à Tindouf", s'accordent à souligner les témoignages, en dénonçant les privilèges dont bénéficient les "cadres" du front "polisario". Déplorant "l'incapacité tragique" des instances internationales à mettre fin au calvaire que vivent les Marocains dans les camps de Tindouf, en particulier les femmes et les enfants, les intervenants ont souligné l'urgence pour la communauté internationale d'agir, en vue de mettre fin à cette situation dramatique et d'assurer la libération, sans condition, de tous les prisonniers, dont le nombre s'élève à plusieurs centaines de personnes. Par ailleurs, les participants ont suivi un reportage réalisé par la chaîne de télévision 2M et qui présente différentes formes de la violation des droits de l'homme dans les camps de Tindouf. Parmi les personnes ayant apporté leur témoignage au cours de cette journée-débat, il y a lieu de citer Mme Fatima Leili, native de Bojdour, députée et membre du Conseil consultatif des Affaires sahariennes, MM. Hassan Maâlainine, originaire de Laâyoune, membre du même Conseil, Bouchaâb Yahdih, natif de Laâyoune ex-responsable du "polisario" à Paris, Abdellah Hmayda, né à Dakhla, avocat à Ténériffe et ex-représentant du "polisario" aux Iles Canaries, Ahmed Kher, natif de Laâyoune, ancien prisonnier, Salhi Brahim et Bouira Abdelaltif, natifs de Laâyoune et cheikhs de tribus.
© MAP 2003
La question du Sahara "un point de divergence" entre la France et l'Algérie, selon M. Chirac
( Rabat- Maroc ) 11/10/03 Politique
L'affaire du Sahara constitue un "point de divergence" entre la France, qui soutient la position du Maroc, et l'Algérie, a déclaré le président français, M. Jacques Chirac, lors d'un point de presse samedi à Rabat. Le président français a indiqué avoir discuté de cette question avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, réaffirmant la position de la France en faveur d'une "solution acceptée par toutes les parties". "Les relations entre l'Algérie et la France se sont considérablement renforcées (...) mais là nous un avons un point de divergence" sur la question du Sahara, a dit le chef d'Etat français. "Je souhaite que petit à petit dans le respect des intérêts existants, la sagesse puisse l'emporter", a ajouté M. Chirac.
Dans le cadre du processus en cours engagé sous les auspices de James Baker, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, "toute solution doit recueillir l'accord de toutes les parties et ne peut être imposée". Les déclarations du chef de l'Etat français interviennent au lendemain d'un discours du représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, M. Mohamed Bennouna, devant la 4ème commission de l'Assemblée générale de l'ONU, dans lequel il a affirmé que le règlement définitif de la question du Sahara "devrait passer par l'élaboration d'une solution politique négociée entre le Maroc et l'Algérie". Au premier jour de sa visite d'Etat au Maroc, M. Chirac avait déclaré lors d'un point de presse que son pays a soutenu le Maroc "lors de la dernière réunion du Conseil de Sécurité pour l'élaboration et finalement l'adoption de la résolution 1495 dont je retiens un élément qui est pour moi essentiel c'est qu'aucune solution ne peut être prise contre le gré de l'une ou l'autre des parties". "A la prochaine réunion du conseil de sécurité, la France soutiendra encore la position marocaine. Je l'ai dis franchement et très ouvertement au président algérien", a annoncé le chef d'Etat français.
© MAP 2003